Une réalité : la désertification médicale
La Nièvre est aujourd’hui confrontée à une raréfaction alarmante des médecins et professionnels de santé. Les départs à la retraite ne sont plus compensés, les jeunes diplômés s’installent ailleurs et ont un temps de travail différent, et la continuité des soins s’effrite.
Un constat : la Nièvre ne peut relever seule son plateau d’acceptabilité médicale
Les efforts internes — aides à l’installation, primes, mise à disposition de locaux — ne suffisent plus. Seule une action exogène, ouverte et coopérative, peut restaurer durablement un écosystème médical viable.
L’usure des bâtisseurs
Depuis des années, les élus, les hôpitaux, les communautés de communes et les acteurs de terrain bâtissent, réparent, investissent, portés par la conviction qu’une offre de soins digne est encore possible. Mais la mécanique du numerus clausus et la lenteur des réformes ont épuisé cette génération de bâtisseurs. Malgré la multiplication des maisons médicales et des structures d’accueil pour internes, la courbe du nombre de médecins continue de s’inverser, tandis que les dépenses d’investissement explosent.
Une philosophie : ne pas créer une filière parallèle, mais une dynamique complémentaire
Le projet n’a pas pour but de concurrencer les universités françaises. Il vise à intégrer des étudiants déjà sélectionnés, issus des reçus-collés des universités de Dijon, Clermont et Tours, afin de leur offrir une seconde voie d’accès aux études médicales dans le respect des référentiels européens.
Une démarche fondée sur « l’Heuristique du Juste »
Dans un esprit de justice territoriale et d’équilibre francophone, la Nièvre s’associe aux universités publiques de Wallonie pour permettre à ces étudiants de réaliser leur formation médicale tout en répondant aux besoins d’un territoire en souffrance.
